(80’, 1999, La Compagnie des Indes) par Michel Viotte ( réalisation) et Michel Le Bris (scénario).
Ils furent, dans les années 20, les grandes stars de l’aventure. Lui, Martin Johnson, compagnon dans sa jeunesse de Jack London, inventa le cinéma animalier. Elle, Osa, la plus glamour des risque-tout, inspira l’héroïne du film King Kong. D’eux, Hemingway écrivit qu’ils furent les premiers à briser les clichés sur l’Afrique des ténèbres. Martin et Osa Johnson, pour toute l’Amérique, les « amants de l’aventure ».
De la croisière du Snark dans les mers du Sud, aux côtés de Jack London, aux voyages de tous les dangers dans la jungle de Bornéo et parmi les coupeurs de têtes de Malekula, puis à la découverte émerveillée d’une Afrique des premiers âges du monde, ce film, nourri d’images à couper le souffle de Martin Johnson, soigneusement restaurées, a obtenu le Grand Prix Jules Verne 1999 du film d’aventure et a été programmé trois fois sur Arte.
La vie de Martin et Osa Johnson a également inspiré à Michel Le Bris un roman, La Beauté du monde, finaliste du dernier prix Goncourt.
Paï, the whale rider
Les habitants de ce village maori se réclament tous du même ancêtre : Paikea, le légendaire Whale Rider qui y débarqua mille ans plus tôt, juché sur le dos d'une baleine. À chaque nouvelle génération, un descendant mâle du chef reçoit ce titre qui fait de lui le leader et le gardien spirituel de sa petite communauté.
A douze ans, Paï, petite-fille du chef Koro, est une adolescente douée, sensible et volontaire. Depuis la mort de son frère, elle est aussi la seule à pouvoir assurer le rôle « viril », si prestigieux. Mais Koro, gardien d'une tradition millénaire, refuse de voir en Paï son héritière : aucune fille n'a jamais été et ne sera jamais Whale Rider...